Lundi 7 juillet 2008 1 07 /07 /Juil /2008 16:55
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Par Road To New York
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Dimanche 9 septembre 2007 7 09 /09 /Sep /2007 16:18

Retour en France après un super séjour au Canada, et une dernière journée galère dans la ville des villes. Pas évident quand il faut se coltiner un sac de 20 kilos dans les rues. Surtout quand c'est dans Brooklyn, et qu'il vous faut rejoindre l'aéroport à pied mais que vous ne savez pas où il est. La voilà, l'aventure.

Je l'ai regardé une dernière fois. New York. Il faisait chaud ce jour là, les bouches recrachaient l'air du métro dans les rues. Le ciel était bleu, comme d'habitude. Je me suis arrêté un instant. Comme d'habitude, les gens fonçaient vers leur but, dans un sens, dans l'autre. J'essayais de réaliser et de comprendre mes derniers instants. Une dernière fois je levais les yeux au ciel, car à New York, tout est tourné vers le ciel. Et je suis parti.

A l'aéroport, attendre était une torture. Il fallait abréger les souffrances. Au loin l'Empire State Building prolongeait les adieux...Après 3h de retard, l'avion s'envole, il fait nuit, la ville brille. Et c'est ainsi que je quittai l'Amérique. 
Voilà une chose que le temps n'effacera pas. Le lendemain les New yorkais ont continué de vivre, sans moi. J'avais partagé leur rêve, nous y sommes allés, nous l'avions fait, New York, New York...

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Je reviendrai.

Par Road To New York
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Samedi 8 septembre 2007 6 08 /09 /Sep /2007 15:47
Lundi 27 août 2007


La journée était peut être parfaite. Ce matin nous nous sommes levés définitivement reposés. Dehors le ciel était S5001076.JPG on ne peut plus bleu, et en mangeant  tranquillement sur Union Square, nous fêtions mine de rien notre première semaine à New York. Il y avait bien sûr de la fierté pour deux jeunes comme nous. De l'imagination d'un voyage à ici, nous avions franchi toutes les étapes avec succès. La chance représente une grande part dans cette entreprise mais ce matin là j'étais plus que jamais persuadé d'avoir fait quelque chose de grand. Il y avait aussi de la tristesse car nous entamions nos 4 derniers jours ici, et je savais déja que New York allait me manquer.

Ce matin là j'avais aussi le sentiment que rien ne pouvait nous arriver, et nous partions vers Harlem confiants, balayant les derniers doutes sur ce genre d'escapade. J'avais pris néanmoins certaines précautions, par exemple celle de changer ma carte SD de 2GO où sont stockées près de 800  de mes photos et de la remplacer par la 256MB. Il ne fallait pas oublier non plus où nous allions.

A la sortie du métro tout était différent. A peine sortis nous avons longé une rue où étaient installés plusieurs vendeurs de livres ou de CD. Yohann en acheta un pour son père. Petit clin d'oeil au passage à After Death s'il passe par là!
Dans la rue  nous croisions aussi beaucoup d'étudiants. Sans le savoir, nous étions en face de la prestigieuse Columbia University. Pour la minute historique, c'est ici que Roosevelt notamment, fit ses études. Comme nous avions le profil étudiant et qu'apparemment on nous y encourageait, nous sommes rentrés dans le S5001058.JPG campus. Un des kiffs de Yohann à New York, qui se revoyait déjà dans les plus célèbres teen-movies américaines lol.
Il faut avouer que Lille 3 fait figure d'entrepôt à côté de ça. Columbia, c'est un immense campus orné de bâtiments historiques style Assemblée Nationale. Coup de chance, ce lundi était jour de rentrée. Une sorte de fête se préparait, à en croire les dizaines de chapiteaux , la musique et les ballons accrochés. On y voyait les premières années et leurs parents, guidés par les plus anciens.

Nous sommes ensuite partis à la découverte du non moins mythique quartier. Harlem, le nom effraie plus qu'autre chose et est associé illico à une image de ghetto et d'exemple type de pauvreté urbaine. Si cette réputation témoigne réellement de son triste passé, Harlem est en train de changer, et peut être y sommes nous allés au meilleur moment, à l'heure où le quartier garde de son authenticité car n'ayant pas encore réglé totalement ses problèmes, et avant qu'il ne tombe lui aussi aux mains de la bourgeoisie new-yorkaise et qu'il perde alors tout son charme. Car Harlem est bourré de charme. Je voulais absolument y aller, et je n'ai pas été déçu. Le long du Malcom X Boulevard, les gens ne sont pas comme ailleurs, il y a quelque chose chez eux qui manque chez les autres. Au MacDo (ben oui encore...) les gens s'engueulent sans arrêt mais ça s'arrête là. Pas de rancune. Dans la rue même les vieux dansent sur du blues. Ici pourtant les gens sont oubliés, même les taxis ignorent Harlem, on en a vu aucun. Mais ils s'en foutent, ils crient, ils dansent, ils vivent.

Il était à peu près midi quand je reçus un appel.  Je ne pouvais décrocher au risque d'épuiser définitivement mon S5001082.JPG crédit. C'était Hélène qui m'appelait, elle m'a laissé un message pour me dire qu'elle partait de Montréal et pour fixer un point de rendez vous le lendemain. C'était vraiment la galère pour communiquer. Comme en plus nous n'avions pas donné de nouvelles depuis longtemps, nous décidions de nous rendre à la New York Public Library, où selon le routard il y avait des connections gratuites. Arrivés sur place les connections étaient en fait payantes et limitées..., mais heureusement un PC avait l'air libre et connecté. A peine le temps de lire nos mails, un black tout en muscle patientait derrière nous. Bon ok c'était son PC on savait pas. On s'est taillé rapidement!

Vers 14h nous avions fait le tour du quartier, ou plutôt des rues conseillées. Nous sommes alors redescendus vers le sud et l'Upper West Side, qui borde l'ouest de Central Park. Il n'y a rien de particulier à y voir, alors on a décidé de longer l'Hudson sur ses berges comme la dernière fois. Rapidement on s'est retrouvé à court d'eau et la soif nous a pris en traitre. Bien évidemment les premières fontaines rencontrées ne marchaient pas. Telle une oasis dans le désert, une fontaine surgit (!) finalement dans une de ces aires aménagées au bord de la rivière. A peine le temps d'en profiter, nous avions de la visite...Un clochard et sa femme. Je sais pas pourquoi, sans nous entendre parler, le mec savait qu'on était Français. A croire que c'est écrit sur notre front. Et puis le type nous a causé de peinture, des Rollings Stones avant de s'en aller. Faut pas chercher à comprendre.

Et puis on a parcouru le quartier, et le soir est arrivé très vite. On est allé sur Union Square et comme on se faisait jeter de chaque bar on s'est  retrouvé dans les magasins...Triste fin je vous l'accorde. Je prône donc la survie des bars pour la survie même de l'homme! Il y avait sur Union Square un immense Virgin Mega Store avec d'énormes chiffres qui défilaient et on ne saura certainement jamais ce qu'ils signifiaient. Pour moi c'était le temps qui passe, rien de très réjouissant en somme...Il y avait aussi quelques magasins de fringues, l'occasion de faire quelques affaires. Car ici les soldes sont permanentes et les prix généralement moins cher qu'en France. Une veste à 15$ ça se refuse pas. Sachez aussi qu'ici il y a des sortes de vigile à l'entrée des cabines d'essayage...

On a fini la soirée en regardant les skatteurs du square, qui faisaient leur show tous les soirs.On a repris la route ers l'auberge, un trajet connu par coeur. Ce soir là tout paraissait familier. Ce n'est pas que New York ne nous surprenait plus bien au contraire. Non je crois qu'à partir de ce soir là, on lui appartenait...
Par Road To New York
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Samedi 8 septembre 2007 6 08 /09 /Sep /2007 15:11
Dimanche 26 août 2007


co.JPG J'avais lu et entendu à plusieurs reprises que si vous passiez par New York, Chinatown était une étape obligatoire, une expérience à part entière. Nous y sommes allés un dimanche, jour recommandé car jour de marché. En y entrant difficilement, le quartier étant totalement caché par les buildings de Downtown. Et il est vrai que le dépaysement est total. Toutes les affiches ou panneaux sont écrits en anglais et en mandarin. On y croise des pagodes ou la statue de Confucius. Bienvenue en Chine.
Pourtant le quartier m'a déçu. Les rues étaient sales et il y régnait partout une odeur de crasse persistante. Les commerçants ne vous perçoivent apparemment que comme des pompes à fric, chacun essayant de vendre sa dobe. Je marchandais difficilement pour un T shirt. Comme il voyait que je m'en allais, le type m'a fait signe et a dû appeler son patron au téléphone pour avoir son accord sur le prix que j'avais fixé. Je suis reparti avec le T shirt, et avec de nombreux doutes. Quelque chose n'était pas clair à Chinatown. Bien sûr ne tombons pas dans la caricature et ce que j'ai vu ce jour là n'est absolument pas appliquable à un cas général, mais ce quartier fut néanmoins notre première véritable déception à New York.


Nous ne nous sommes donc pas attardés davantage et avons pris la direction de Little Italy, le quartier voisin un peu plus au nord. A l'instar de Chinatown qui l'envahit progressivement, l'ensemble de 2 ou 3 rues que représente Little Italy n'a franchement rien d'extraordinaire. Il n'avait en fait d'italien que le nom. Il y a bien quelques restos, et plusieurs drapeaux accrochés en signe de survie face au voisin chinois, mais à part ça... Nous avons remonté Mulberry St, la rue où se concentre l'essentiel du quartier, et sommes partis vers Soho avec la même sensation de déception.

Nous avons donc mangé dans Soho, un de ces quartiers à la mode à New York mais qui m'avait laissé une S5001036.JPG impression plutôt négative la première fois que j'y suis passé. Il faut dire que nous l'avons traversé on ne peut plus  rapidement, rien ne permettait de se faire un véritable avis. Le quartier semble lui aussi progressivement réservé aux plus riches à en croire certaines boutiques, et les limousines qui défilaient devant nos yeux ébahis.

Le programme de la journée considérablement écourtée à cause des déceptions de la matinée, il ne nous restait pas grand chose à faire à Soho que de perdre notre temps dans les magasins et leurs articles trops chers pour nos budgets de fauchés. Une fois de plus nous étions rapidement fatigués, et l'envie nous pris de retourner à Central Park. Nous nous y sommes posés devant le bassin et ses courses de mini-bateaux à voiles, encore une scène de film. Je crois que nous n'avions rien de mieux à faire lors de cette après midi d'une journée pas vraiment palpitante. Et puis la pause de Central Park nous a fait du bien pour la suite. D'ailleurs, après deux heures d'inactivité totale, nous sommes repartis à l'auberge. Il était tôt mais nous avions absolument besoin de récupérer. D'autant plus que demain, nous partions vers Harlem.

Par Road To New York
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Vendredi 7 septembre 2007 5 07 /09 /Sep /2007 06:03
Samedi 25 août 2007


Central Park.  L'écrin de verdure, le rendez vous de tout une ville chaque dimanche, une légende à lui tout seul. Car qui ne connaît pas Central Park? Née de l'idée d'un journaliste (l'élite quoi!), le parc est immense, l'équivalent en longueur d'un tiers de Manhattan. S'y balader, c'est oublier un instant que l'on est dans la plus grande ville américaine. Pourtant, à se pavaner dans Central Park, à s'allonger dans l'herbe au bord d'un des nombreux lacs ou à regarder un match de baseball amateur, on en oublierait presque que se balader ici la nuit équivaut presque à risquer sa vie.
I S5000979.JPG l est évidemment impossible pour un touriste de le parcourir en une seule journée. A pied néanmoins. Nous avons donc loué des vélos. En une heure, nous avons ainsi réussi à faire le tour du parc. Les vélos qu'on nous a donné étaient on ne peut plus simplistes (un seul plateau de vitesse, freinage grâce à la marche arrière) mais incroyablement pratiques et efficaces. Et procurent dans Central Park une sensation de liberté inégalable.

Après une matinée passée dans le poumon vert de la ville, nous sommes redescendus vers le Sud par la Madison Avenue, parallèle au parc. Une expérience pas vraiment inoubliable. Madison, c'est la rue du fric. Pour beaucoup elle fait figure d'attraction compte tenu des nombreuses stars y résidant. Citons entre autres Robert de Niro ou l'autochtone Woody Allen. Mais Madison Avenue n'a selon moi rien d'autre à vous offrir que ses boutiques Prada et Dior...Elle était fade. Nous n'avons cependant as fait le chemin pour rien. Petite surprise en passant devant l'un des nombreux distributeurs à journaux et avec sur l'un d'eux le faciès un peu trop familier de ce cher Sarko! Même ici ils en parlent...! Allez je résiste pas à l'envie de vous montrer sa belle tête de vainqueur. Bon c'est sûr il n'est pas très photogénique, personne n'est parfait! Bon allez j'arrête là j'vais me faire des ennemis!
Un peu plus bas au niveau de la 60ème rue, on a pris le Tram. Encore une recommandation du Routard et comme on était dans le coin...Disons qu'on aurait pu s'en passer. Heureusement qu'on est passé gratos avec notre S5000994.JPG   Metrocard. Le Tram est un téléphérique à première vue plutôt impressionnant qui relie Manhattan à la fine langue de terre de Roosevelt Island en à peine 3 minutes. On nous promettait une vue unique sur Midtown et l'East River. On aura plutôt vu les cables électriques de l'engin et les tronches des types devant nous, le "wagon" étant plein à craquer...

Après une douche et le traditionnel repas chez le Mexicain de la rue (je dis Mexicain mais les gars qui tiennent ça sont Chinois...c'est ça New York!), on s'est dirigé vers le Rockefeller Center. Bon comme je sais que vous aimez quand je me la joue guide touristique; le site est est un ensemble composé de 8 ou 9 immeubles, fondés par le célèbre milliardaire...Mais ce qui nous intéressait, c'était le "Top of the Rock", comprenez  le sommet de la tour Rockefeller. Nous voulions voir ça de nuit, c'est le deuxième point de vue le plus impressionnant de la ville avec l'Empire State Building.
Mais de nuit, ce aui s'offrait à nous dépassait de loin le non moins inoubliable spectacle de l'Empire. L'avantage est qu'ici nous avions vue sur celui-ci, vêtu pour la soirée des couleurs américaines. Nous avons à peine attendu 5 minutes pour un spectacle que je n'arriverai sans doute jamais à décrire. Il y avait peu de monde ce soir là. Même à cette altitude, la température était parfaite, peut être 25 degrès. Toute la ville resplendissait.

Je me suis isolé un moment. Dans ces cas là je crois qu'il n'y a pas grand chose à dire. Je n'entendais plus que le bruit sourd de la ville qui revivait sans cesse. Et il y avait ces lumières...On pouvait voir jusqu'au pont de la baie, la véritable entrée de l'Amérique. J'avais fait abstraction du reste, j'étais seul, en tête à tête avec mon rêve.

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Par Road To New York
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Jeudi 6 septembre 2007 4 06 /09 /Sep /2007 15:48
Vendredi 24 août 2007


S5000851.JPG On nous avait conseillé de prendre le ferry de Staten Island. Il était gratuit et reliait plusieurs fois par jour Manhattan à l'île de Staten Island située plus au Sud. Pour tout vous dire, il n'y avait rien d'autre dans ce quartier de New York que des zones résidentielles. Mais la traversée en bateau vous procure une vue inoubliable sur Downtown et ses buildings, tel que nous l'avions vu le mardi précédent, sauf qu'aujourd'hui le soleil était au rendez vous. De plus, le ferry passait également devant la statue, de quoi prendre pas mal de bons clichés. Comme nous l'avions imaginé, il n'y avait rien à Staten Island qui puisse valoir une photo, mis à part la vue sur la baie de New York. A peine une demi heure et nous reprenions donc le ferry. J'y achetais en passant le mythique New York Times en guise de souvenir. Par hasard je suis tombé sur l'édition du vendredi et sa centaine de pages (!), bref, de quoi alourdir un peu plus mon sac.

Mine de rien la halte de Staten Island nous a pris une bonne partie de la matinée et en posant le pied à terre, la faim commençait déjà (encore?) à nous faire atrocément souffrir. Heureusement , nous étions aux Etats Unis et il  y avait toujours un bon fast food pour nous sauver la vie. Ce fut encore le McDo qui emporta la mise sans véritable compétition puisqu'il y a peu d'endroits pour manger dans le quartier du business.  Dommage qu'ici ils n'offrent pas le fameux verre gratuit, j'aurais eu de quoi faire une brocante à mon retour en France!

Au programme de l'après midi, l'un des grands moments de notre périple, la traversée du Brooklyn Bridge. Un pont S5000906.JPG légendaire comme chacun sait, et le parcourir vous offrira à coup sûr la vue rêvée de l'est de Manhattan. Je voulais à tout prix le faire par beau temps, mais il faut avouer que la marche à pied sous le soleil de 14h n'était pas chose aisée, en particulier sans la moindre goutte d'eau. Heureusement les Américains ont les affaires dans le sang, et le long du pont étaient disposés plusieurs marchands de bouteilles. Ces mecs là sont tout de même bien utiles, en France il aurait fallu ouvrir un Auchan sur le pont. A l'arrivée il nous fallut parcourir un peu les rues de Brooklyn afin de rejoindre le parc, en contrebas du BB. C'est de ce parc que sont prises parmi les plus belles photos de New York.
Mon seul regret est d'avoir "traversé" Brooklyn, un quartier non mois mythique, un peu trop furtivement et j'espère avoir le temps de me ratrapper le jour de mon retour puisque je disposerai de toute la journée avant de m'envoler, et tant pis s'il me faudra trimbaler mon sac à travers toute la ville.

Je me souviendrai longtemps de la vue de ce parc, tenant une fois de plus toutes ses promesses. On s'est posé un instant, le temps de graver ces images que nous ne reverrons sans doute jamais.
Nous avons retraversé le pont, et pris le métro pour rentrer à l'auberge. Il était assez tôt mais une douche était indispensable après notre journée et avant de repartir une fois la nuit tombée vers une des attractions incontestables de la Big Apple, Times Square. Ou plutôt Times Square, mais de nuit. Le symbole d'une ville qui ne dort jamais, et qui a sans doute voulu effacer la nuit pour le prouver tant la puissance des illuminations et des panneaux publicitaires vous donnent l'impression d'être en journée. Il m'était difficile de prendre une photo digne de ce nom tant il y avait de monde suceptible de la gâcher.
En me plaçant au centre de Times Square je me suis arrêté un instant. Il y avait le bruit, ces lumières presque agressives, ces taxis dans tous les sens, et ce monde, partout. New York n'a pas de temps à perdre.

S5000946.JPG Comment ne pas faire une halte au Hard Rock Café? Petite déception néanmoins quant à ce lieu victime de sa réputation et qui se transforme peu à peu en boutique. Il fallait néanmoins voir ça, et notamment ses différents écrans où l'on peut voir ce qui se passe en live dans les HRC les plus importants du continent américain (même fuseau horaire), comme ceux de Chicago, Cancun, Miami, etc...Au sous sol, un mur entier fait de moitiés de guitare, et des vraies svp, qualité certifiée!

On est reparti, le temps de dire adieu à Jennifer Aniston et à son affiche 10x25m. Je pensai ne jamais revoir Times Square de nuit, c'est pourtant là que je passerai ma dernière soirée new-yorkaise.
En rentrant à l'auberge on est tombé sur Arnaud. Comme il n'était pas vraiment tard et que pour une fois notre état de fatigue nous l'accordait, nous décidions d'aller boire un verre en ville. Direction "Angels and Kings",  le bar de Pete Wentz, chanteur de Fall Out Boys, une étape obligatoire selon Yohann!
Encore faut-il préciser que sortir à New York pour les "under 21" n'est pas chose aisée! La loi est simple, mais stricte, la majorité des bars refusent l'entrée à notre catégorie d'âge. La vente d'alcool est interdite aux mineurs aux Etats Unis, ce qui peut sembler paradoxal pour un pays qui autorise le port d'armes...Inutile alors de promettre au videur que vous boirez un simple coke, d'autant plus que ces types ne sont pas des plus sociables...

Une chance pour nous, Arnaud, dont nous étions persuadés qu'il avait notre âge, avait en réalité 24 ans. Il lui a donc suffi de montrer son passeport pour nous permettre de rentrer. Le truc bien avec Arnaud, malgré ses 6-7 ans de plus que nous, c'est qu'il ne les faisait ni physiquement et qu'il avait sensiblement la même mentalité que deux kékés comme nous. Il était là pour 3 jours, avant de s'envoler vers Miami pour 3 autres jours, et de revenir à nouveau vers New York. Il venait de finir ses études de physique en Belgique et avait décrocher un job chez Toyota, et tout laissait à croire qu'il allait se faire pas mal de blé..!
Une bonne soirée, même s'il nous fallut repartir assez tôt, Arnaud ayant son vol le lendemain matin pour Miami. Il S5001046.JPG me paraît indispensable de souligner au passage l'excellente attitude des new yorkaises. Pour résumer, à côté les Françaises sont plutôt coincés et hautaines. Dans l'ensemble bien sûr! En tout cas ici elles n'hésitent pas à venir vers vous, et plus si affinités...! Attention l'écriture est un exercice très périlleux n'allez pas croire n'importe quoi! Bref pas moins de 4 filles sont venues nous aborder durant la soirée, qui fut pourtant courte, et autant vous dire que ce n'étaient pas les plus laides...Chez nous ça relèverait du sensationnel. Ah, la France...

Arnaud ne dormait cette fois plus dans le même dortoir que nous. Il changeait en effet tous les jours de chambre voire d'auberge faute de place. Il faut dire qu'il s'y est plutôt pris à la dernière minute, un mois avant je crois: "J'avais envie de prendre des vacances!". Avant d'aller nous coucher nous sommes montés sur la terrasse de l'auberge (au passage une photo de cette fameuse auberge!) sur le toit, où il était censé d'après mon Routard y avoir des fêtes le soir l'été..Mouais..On s'est échangé notre msn en espérant se revoir à son retour à New York dans 3 jours.
On était un peu triste de le quitter, car même si nous le connaissions à peine Arnaud était devenu presque devenu notre ami en pleine jungle. Mon portable n'ayant plus de batteries, nous n'avons pas jugé nécessaire d'échanger nos numéros. Sans doute n'a-t-il pas pu voir notre mail à Miami où nous lui avions donné rendez vous à New York.. Toujours utile que nous n'avons jamais revu Arnaud...

Par Road To New York
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Mercredi 5 septembre 2007 3 05 /09 /Sep /2007 17:21
Jeudi 23 août 2007


Crée pour devenir la copie conforme du quartier londonien, Chelsea valait le coup d'oeil selon nombre d'observateurs et d'inconditionnels de New York. Mais une fois de plus  je pense nous être égarés des sentiers touristiques, pour voir l'autre Chelsea, ce que je ne regrette pas. Mais pour être honête je ne trouve rien à dire sur le quartier. Ces mercredis et jeudis ont été les plus délaissés par ma mémoire, faute d'évènements marquants et de photos parlantes. Je me souviens juste d'un borough aux différents visages, du quartier résidentiel plutôt huppé à la zone industrielle près du port, en passant par les quelques rues gays qui en font la publicité. J'avoue ne avoir jamais vraiment compris pourquoi dans New York, il y a une telle concentration gay & lesbienne à un même endroit donné. Il y a même une rue nommée Gay Street, c'est pour vous dire. Ca fait quand même un peu ghetto, mais c'est l'histoire qui l'a voulu.

J'ai davantage de souvenirs de ce jeudi après midi. "Repas" dans le Chelsea plus populaire, après tout c'est là S5000737.JPG que c'est moins cher (!),et  l'heure était venue de visiter le célèbre Madison Square Garden. Pour ceux à qui ça n'évoque rien, c'est l'emblématique stade des New York Liberty (basket) et des Rangers de New York (hockey sur glace), ring de boxe à l'occasion qui acceuillit plusieurs fois Mohammed Ali, mais aussi salle de spectacle, jardin des Monroe ou Sinatra pour ne citer qu'eux. Je crois que c'est là que Marylin chanta pour l'anniversaire de Kennedy. Le lieu vaut le coup d'oeil, même si les 17$ US semblent un peu volés au vu d'une visite d'une heure et sous les commentaires d'un guide anglophone. Expérience néanmoins intéressante car elle me permis de découvrir le vrai Américain moyen & family , fan de hockey ou de basket totalement en extase devant la photo de Chamberlain. Yohann n'en était pas à ce niveau là même s'il réalisait lui aussi un de ces premiers rêves.

Et puis on est redescendus s'asseoir dans le Madison Square (un parc cette fois!), quelques rues plus bas. Je dois vous dire que depuis trois jours et notre arrivée à New York il a fallu un certain temps d'adaptation avant d'être définitivement rodés au rythme de marche, même avec le métro. Et puis l'abonnement chez Burger King ne nous aidait pas vraiment... Bref, il nous arrivait souvent d'avoir l'envie de nous arrêter dès midi et fréquemment dans l'aprem pour mettre un terme à nos souffrances! De plus, l'été est une saison chaude et humide là bas, ce qui ne nous aidait pas vraiment. C'est d'ailleurs à ce moment précis que je vis New York sous un ciel bleu pour la première fois. Depuis lundi, le temps était en effet gris, quand ce n'est pas pire, je ne vous raconte pas de nouveau l'épisode de la statue...
Il fallait saisir l'occasion et la décision fut prise rapidement; il était maintenant temps pour nous de nous mettre en route vers l'indescriptible Empire State Building.

S5000760.JPG En face de nous sur le parc, une des légendes de la ville, le Flatiron Building. Le nom vous dit forcément quelque chose, c'est cet immeuble triangulaire à l'angle de deux rues. Il est un des plus vieux et des plus beaux de New York, à une époque où l'on ne pensait pas pouvoir construire aussi haut et où on ne lui prévoyait rien d'autre que l'effondrement. Juste le temps de le photographier sous tous les angles, mais il fallait se mettre en route, une autre légende nous attendait. Plus l'on s'approchait et plus je peinais à me rendre compte de l'immensité de l'édifice, redevenu le plus haut de la ville depuis le 11 septembre mais à jamais le plus mythique. Je crois même que symboliquement l'impact aurait été plus fort si il avait été pris pour cible plutôt que les jumelles du World Trade Center.

Après une heure et demie d'attente et une série de contrôles drastiques, nous arrivions au 86ème étage en à peine une minute d'ascenseur. Il y a toujours un monde fou au sommet de l'Empire, et pour cause. C'est LE lieu incontournable de New York. La vue allait au delà de toutes nos espérances et pour une fois, dépassait de très loin l'imagination. On pouvait voir jusqu'à 10 miles et la statue de la Liberté semblait minuscule. Devant elle, le Financial District ressemblait à une île flottant au loin. Au Nord, la forêt de grattes ciels de Midtown et sa clairière de Central Park, les blocs du Bronx à l'horizon. Autour de nous deux immensités, il fallait imaginer l'Atlantique derrière Brooklynn et le Queens à l'Est. Tandis qu'à l'Ouest, le soleil se couchait sur l'Amérique.
Il y a bien sûr ces visions venues d'ailleurs, mais il y avait autre chose. Imaginez vous au sommet de la ville des villes, entouré de symboles. Vous êtes dans tous ces films, au milieu des images, sur toutes les photos parmi les plus belles. Au delà de la vue, c'est la sensation qui est unique. Pendant un temps, nous étions au dessus du monde, et nous en étions les rois.

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Par Road To New York
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Mercredi 5 septembre 2007 3 05 /09 /Sep /2007 06:36


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Mercredi 22 août 2007


Je me souviendrai certainement toute ma vie de notre arrivée et de notre premier jour à New York. Mais plus nous avançons dans le temps et plus je peine à reconstituer mes souvenirs. Voyons le résultat.

C'est notre deuxième jour dans la Grosse Pomme, et nous avons encore du mal à réaliser. Il faut dire que nous avons à peine le temps de penser à ce qu'il nous arrive, tant cette ville est un spectacle permanent. Nous prenons peu à peu nos habitudes. Le matin nous achetons un chocolat chaud et un donuts au marchand ambulant du coin de la 14th Street et de la 2ème avenue, bref en face de notre auberge. A New York ils font partie du paysage, ces vendeurs de café et autres le matin, de hots dogs ou de bretzels l'après midi. Il y a même des vendeurs de fruits en pleine rue, c'est très courant. Je prenais l'habitude d'en acheter le matin histoire d'injecter un peu de diététique dans notre menu spécial obèse de la journée. Le marchand du coin de la rue allait devenir notre pote, un visage familier, un de nos rares points de repères parmi 18 millions d'habitants...Au bout de deux jours il savait quoi nous servir, il nous connaissait déjà. Je le surnommai Martin. Allez savoir pourquoi! Nous mangions tout ça sur Union Square, à deux pas de là, avant de prendre le métro et de repartir explorer Manhattan. Sans doute un de mes moments favoris de la journée; je n'arriverais sans doute pas à expliquer cette sensation; nous avions toujours très faim, il y avait ce ciel bleu matinal, ce parc ensoleillé et New York, qui vombrissait déjà autour de nous.

Ce mercredi là nous avons visité furtivement le quartier de Greenwich Village. Il a la réputation de dépayser S5000600-copie-1.JPG totalement le visiteur qui y met les pieds, avec l'atmosphère si particulière qui lui a valu ce surnom. Et il est vrai qu'en y entrant, nous n'étions plus vraiment certains d'être à New York. Pour ce qui est de la description, les photos raconteront mieux que moi. Dans Greenwich nous sommes tombés sur la New York University. Son nom ne vous évoque sans doute rien et je ne sais pas grand chose quand à sa réputation, je sais simplement qu'elle demeure dans l'ombre de sa célèbre voisine de Columbia University, située elle à Harlem. A l'intérieur du Campus, le Washington Square, et son arc de triomphe copie conforme du notre en plus petit. Il fut donc une époque où les Américains s'inspirèrent des Français...et c'était même pas grâce à Sarkozy!
Bref, le square était semblable aux autres, un endroit tranquille pour faire une pause dans notre quasi-marathon! Il était aussi le rendez vous des dealeurs. Je dois dire que c'est toujours surprenant quand deux types carrément glauques vous accostent et vous proposent du shit ou du crack comme on vous propose une bière. Alors on s'est taillé assez rapidement pour aller s'empifrer de hots dogs chez Papaya Dog (pour 3.5 $US, une aubaine!).

Et puis on a repris la route. Sur le chemin nous sommes tombés sur un étrange spectacle, des milliers de carreaux de céramique accrochées à un vieux grillage rouillé, et ce en plein coeur de Greenwich. On a mis pas mal de temps avant de se rendre conpte que sur chaque carreau il y avait un dessin correspondant au 11 septembre. Je ne sais pas comment l'expliquer, mais cet assemblage de plaques avait l'allure d'un cimetière, et ce que j'ai vu ce jour là m'a sans doute marqué davantage que l'immense chantier de S5000612.JPG Ground Zero... Je ne sais pas si chaque carreau correspondait à une victime, mais il y en avait sur 30 mètres de grillage, et l'atmosphère régnant sur ce bout de trottoir me rendait presque honteux de photographier...

Nous avons ensuite continué notre chemin jusque sur les bords de l'Hudson River. Des berges y ont été aménagées et c'était vraiment sympa de s'y promener, d'autant plus qu'il n'avait pas grand monde. On s'est arrêté un instant, le temps de prendre des photos de l'autre rive, le New Jersey.
Je me disais que peut être qu'en le franchissant on mettait vraiment les pieds en Amérique, car New York de par son caractère et sa géographie, reste un cas à part. Le New Jersey était la porte d'une immensité, du reste des Etats Unis, et même en étant dans la ville des villes, je ne pouvais m'empecher sur l'instant de rêver d'ailleurs et d'avoir l'envie de traverser l'Hudson.

Nous sommes descendus vers le Sud, dans le quartier de Tribeca (Triangle Below Canal Street). Enfin dans ce coin là car le Tribeca que nous avons vu n'était pas conforme à l'image des guides touristiques. Ce quartier là, avec ses usines désaffectées et sa voie ferrée rouillée, pourrait paraître repoussant sous tous les angles. Il était laid, puait l'huile et le fuel, mais avait selon moi bien plus de charme que Midtowm et ses buildings uniformes. Il avait une Histoire lui aussi. S5000623.JPG Nous nous sommes ensuite dirigés vers le quartier de Soho (South Of Houston Street). Notre passage furtif me laissa l'impression d'un quartier banal sans aucune personnalité, bien loin de ce que j'en avais entendu dire. Mais je réaliserai plus tard m'être trompé.

Nous avions mal organisé la journée. Ce qui devait nous occuper jusqu'au soir nous laissa oisif dès 15h. Les premières failles du planning. Nous décidons alors d'aller faire un tour chez Macy's, l'un des plus grands centres commercials au monde, à Chelsea.
L'ensemble était composé de 9 étages, et nous avons rapidement fait le tour. En fait, le seul rayon où nous nous sommes attardés était celui du mobilier, et notamment de ses divans. Nous étions comme à l'habitude exténués (ok j'exagère) alors comment ne pas profiter de l'occasion lorsqu'un superbe sofa à 8000$ vous tend les bras? Après avoir testé tout ça et pris quelques photos dans nos canapés respectifs (on est beauf ou on ne l'est pas!..) nous sommes redescendus faire un tour dans le quartier. Maçy's ne nous était visiblement pas destiné! Disons qu'avec nos 20$, on pouvait peut être s'acheter un calbutte, et encore en taille 10 ans...
Un peu frustrés, on a voulu retenter notre chance dans un autre centre commercial, le Manhattan Hall. C'était déjà plus abordable. Cette fois on s'est attardé sur une autre attraction, une femme était restée bloquée dans une machine qui la massait à l'aide de jets d'eau. Enfin elle était pas mouillée. Bref! Je sais pas trop comment elle est ressortie mais la dernière fois que je l'ai vu elle s'excitait sur le bouton pour stopper la machine qui l'étouffait quelque peu, sans succès. Ah la technologie...

En rentrant à l'auberge, un nouvel arrivant avait posé ses valises au dortoir. Je l'avais déjà rencontré rapidement lors de notre enregistrement, mais on ne l'avait plus revu depuis. Il était Belge et s'appelait Arnaud...
Par Road To New York
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Mardi 4 septembre 2007 2 04 /09 /Sep /2007 01:05
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Mardi 21 août  2007


Après  notre première nuit  à New York  et dans notre dortoir, nous décidons d'attaquer le planning prévu. Au programme, la descente de Broadway à pied jusqu'au Sud de Manhattan et son célèbre quartier financier. L'objectif est de nous rendre tout à la pointe Sud de l'île, à Battery Park, pour prendre le ferry qui nous conduira au premier grand lieu tant attendu, Liberty Island, et plus explicitement sa célèbre statue.

Première surprise plutôt désagréable en sortant de l'auberge, un temps pourri et nuageux, quelques flaques au sol et une pluie fine s'attaquant d'emblée à notre optimisme. Nous décidons néanmoins de nous mettre en route car il fallait respecter le planning et nous avions dans l'espoir que tout cela s'améliorerait rapidement. Mais nous ignorions encore qu'en Amérique, la pluie tombe mais ne s'arrête pas. Et au fur et à mesure de notre avancée vers le sud de l'île, la pluie redoublait d'intensité, ce qui nous força à dépenser nos premiers US$ pour un marchand de parapluies ambulant.

Au final nous arrivons à Battery Park et achetons nos billets définitivement trempés. Ajoutez à cela un vent froid venu d'Atlantique, bref, imaginez l'humeur...La "tete des mauvais jours" comme certaines le disent si bien!
Une fois dans le ferry je cherchais immédiatement les toilettes afin de débusquer un séchoir à mains. Je ne trouva mon bonheur que dans les toilettes pour femmes. Je vous l'accorde, ma dignité y a pris un ptit coup au passage, mais je la sacrifiais pour mon confort!

Une fois débarqués je crus être maudit pour de bon. On avait en fait la possibilité de pénétrer dans la statue (petite pensée pour Woody Allen) mais il fallait pour cela montrer un pass que l'on nous avait donné avec l'achat des billets. Et bien évidemment la gourde qui m'a servie a oublié de m'en filer, et me voilà recalé à l'entrée d'un des plus mythiques monuments au monde par un gardien sapé en soldat canadien on ne sait trop pourquoi. Une nouvelle sorte de kéké en somme mais il faisait son taf. Yohann ayant pu passer, je décidai alors de faire des photos tout autour du site; une certaine fierté! Car allez  faire des photos sous une pluie battante et sous des bourrasques de ouf. Bref je n'accepterai aucune remarque! Finalement Yohann m'a dit qu'il avait attendu une demi heure pour un truc bidon. En effet, depuis le 11 septembre, on ne peut plus monter en haut de la statue. Le spectacle était donc quelque peu insignifiant et pour une fois j'avais une once de sympathie pour Ben Laden et ses barbus..Ok je la ferme...

Le ferry nous conduisait ensuite sur Ellis Island, une autre île de la baie. C'est ici que des millions d'immigrants s'entassaient avant de rentrer aux Etats Unis ou d'être recalés...Un peu leur Sangatte à eux si je peux me permettre la comparaison! On a donc visité le bâtiment aujourd'hui transformé en musée. C'était sympa même si pas mal de choses nous ont échappé étant écrites en anglais.

Il était l'heure de manger au moment où nous attrapions le ferry du retour vers Manhattan. Il y avait bien sûr beaucoup d'alternatives possibles, mais compte tenu d'une faim atroce engendrée par nos efforts inhumains et de sa proximité, nous options finalement pour McDo. Pour ma défense, je vous dirai simplement que ce n'est pas n'importe quel McDo, c'est celui de Wall Street, avec son pianiste en vitrine et sa barre d'information boursière  électronique. Et je dois avouer que mordre à pleines dents dans notre Big Mac payé en US$ au milieu de tous les cols blancs était plutôt joussif. Si un pur communard aurait eu une attaque, entouré d'une montagne de symboles du capitalisme à l'américaine, la faim me fit soudainement aimer passionnément l'économie de marché!

Changement décor évident après nous être rassasiées. Nous nous dirigeons alors vers Ground Zero, à deux pas S5000571.JPG de là, le site des défuntes tours jumelles. En arrivant sur les lieux, le temps était toujours détestable et rendait l'athmosphère encore plus pesante. Pourtant, même en franchissant du regard les palissades qui entouraient l'immense chantier de reconstruction, mais aussi de nettoyage puisqu'il y a encore des décombres, il était difficile d'imaginer ce lieu comme le cimetière de 2595 personnes et de tout un symbole. C'est triste mais il n'y a pas grand chose à dire sur cette "visite". Les Américains veulent tourner rapidement la page, et ça se comprend.

Après  avoir discuté avec un Hispanique qui voulait nous aider à prendre le train (alors que nous voulions prendre le métro!), nous prenons la direction de l'est de Lower Manhattan pour explorer un  peu plus  le quartier, en quelque sorte centre du monde. Si je vous parle de notre gros quiproquo avec ce type, c'est simplement parce que c'est lui qui est venu vers nous pour nous aider. Vous vous dites bien sûr que ça n'a rien d'extraordinaire en soi, mais c'était le début d'une longue série. A chaque fois que nous étions un peu pommés ou en train de chercher une direction, quelqu'un est venu vers nous. Je ne sais pas si cette attitude est typiquement new Yorkaise, car chacun sait que cette ville n'est pas l'Amérique, bien au contraire... Ce que j'ai vu, ce ne sont pas ces obèses pressés, qui vous adressent à peine la parole avec un air supérieur pour la simple et bonne raison que vous êtes Français et qu'ils sont Américains. Il y a une culture du préjugé et j'avoue y être un peu imprégné en arrivant, mais pas une seule fois durant notre séjour ces à priori ne furent vérifiés. En fait, la seule chose que je peux reprocher aux New Yorkais, c'est de parler anglais...

Nous avons donc longé la berge de l'East River, faisant face à Brooklyn. C'est devant le South Street Seaport , l'ancien port de Manhattan qu nous avons rencontré ces deux marchands ambulants qui causaient un peu le Français. Et c'est à eux que Yohann acheta sa Rollex à 10 dollars. Cherchez l'erreur! 
Après un  tour au centre commercial du port, et comme il ne pleuvait plus, on s'est dit qu'il fallait bien voir Wall Street de plus près. C'était plutôt difficile ce matin et n'imaginez même pas prendre une photo, une dizaines de mecs en parapluie vous la gâcheront en passant devant tellement il y a de monde à Wall Street en semaine. Je S5000581.JPG reussis néanmoins à prendre la façade de la Bourse en photo avec son immense baniére étoilée, comme pour nous rappeler que si on voulait faire du fric c'était avec eux et personne d'autre. Et puis nous sommes repartis, en métro. Encore une fierté que ce métro, réputé indomptable pour les Français, mais apprivoisé dès la première journée. La classe!

Le soir nous sommes retournés sur Union Square où il y avait toujours beaucoup d'animation, du skate, un peu de musique et parfois quelques types qui venaient se la jouer en faisant du hip hop. Ce soir là il y avait aussi une soirée qui m'avait l'air plutôt officielle, dans un batiment qui l'était tout aussi. On s'est approché auprès des caméras et bizarrement on était bien les seuls que ça intéressait. Une fille était interviewvée, plus moyen de me rappeler qui c'était mais une fille connue j'vous jure! Elle se la pétait pas mal en tout cas, mais j'arrive vraiment pas à me rappeler son nom! J'vous vois venir, ça y'est il a été à New York alors il se la raconte, il a vu des stars, etc..Attendez ça c'est plutôt banal dans mon cas! J'ai quand même vu Manu Chao à Orly! Non le truc qui m'a vexé c'est qu'elle ne m'a même pas reconnu! Bref, je crois même avoir vu ce cher Woody mais Yohann m'a dit que ce n'était pas lui.

Et puis on est retourné à l'auberge. On était crevé comme presque tous les soirs qui allaient suivre. C'est ce soir là qu'on a rencontré Pavlov, cet Ukrainien venu bosser à New York. Je ne sais plus trop dans quel domaine. Il était sympa en tout cas pour le peu de choses que je réussis à traduire! On a même parlé de foot, faut dire qu'il y avait aussi un Italien dans la chambre. Alors forcément un Italien, un Ukrainien et un Français réunis dans la même chambre ça en vient forcément à la dernière coupe du monde! Ca va je me suis contenu et on s'est pas battu avec le macaroni...pardon l'Italien!
Pavlov nous dira le lendemain que ça n'a pas marché pour lui, et qu'il devait repartir maintenant. Il ne sera resté que deux nuits.

Nous venions de vivre notre première journée à New York. Mine de rien on avait vu la Statue de la Liberté, symbole de bonheur et de liberté pour des millions d'immigrants. Comme on avait vu Ground Zero, symbole de l'effondrement progressif des Etats Unis et de notre folie à tous.
Je ne crois pas avoir rêvé cette nuit là, ni durant toutes mes nuits new Yorkaises. Non, le rêve, c'était pour la journée...

Par Road To New York
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Samedi 1 septembre 2007 6 01 /09 /Sep /2007 05:23
S5000510.JPG Lundi  20 août  2007


Départ pour New York. La date est entourée depuis bien longtemps. La nuit fut évidemment courte, à peine 3 heures  peut être, ravagée par le doute, une angoisse tenace et bien évidemment une impatience démesurée.
Vers 5h30, nous nous mettons en route pour Bruxelles. Dans la voiture la tension avait baissé d'un cran, sans doute atténuée par la fatigue. A l'évidence, nous ne nous rendons pas encore compte.

Et puis Bruxelles arrive très vite. L'ambiance propre aux aéroports nous fait comprendre que cette fois ci c'est pour bientôt. L'interrogatoire de départ avait de quoi surprendre, il faut dire qu'on ne vous demande pas tous les jours sur un ton sérieux si vous avez l'ambition de faire péter un avion. Mais tout se passa sans encombre.

"Et là, c'est le drame". Très vite il nous faut embarquer. Tout s'accélère. Je ne sais trop pourquoi, mais les aux revoirs ont des airs d'adieux. On ne fait pas ça tous les jours...

A ce moment là, sans doute étions nous un peu pommés. Cette fois nous étions seuls. Autour de nous le monde était pressé. Et je crois qu'à cet instant précis nous ne l'étions pas. Je ne sais pas pour Yohann, mais je l'avoue, pour la première fois j'avais peur, peur de l'inconnu, peur de mourir.

Notre vol avait 30 minutes de retard. Nous nous sommes assis au milieu de toute cette foule bruyante. Il y avait de tout; Anglais, Danois, Français, et bien sûr Américains. Nous ne parlions pas, ou pour ne rien dire.
Soudain, l'annonce d'embarquement se fait entendre. Dans le corridor qui mène à l'avion, j'avançais vers un but, sans vraiment le savoir. Je ne pensais plus à rien.

J'ai eu la chance d'avoir une place près du hublot. Ca peut paraître un peu débile, mais ne pas nous voir quitter le sol, ne pas voir l'Atlantique, et ne pas nous voir atterrir en Amérique, ça aurait gâché mon début de voyage. Mon voisin était un belge, commercial dans le matériau et se rendait à Dallas. New York n'était pour lui qu'une escale. Il connaît déjà et me dit que ça vaut le détour. Son sourire s'efface quand il évoque Dallas, beaucoup plus fade selon lui et dénuée de charme. Je lui parle de Yohann assis juste devant et il me propose aussitôt d'échanger leurs places. Le voyage commence bien. L'avion fait chauffer les turbines et se dirige vers la piste de décollage. Je pense alors à tout ce qui m'a amené ici, à ce qui m'a poussé à le faire, je pense à vous tous. Je me dit que je suis dingue et que j'en suis fier. La peur n'existait plus, j'étais prêt.
Dans les 11 heures, notre avion quitte le sol, l'aventure avait commencé.

Les 8h de vols ne furent pas insurmontables. Nous tentions de dormir mais notre sommeil ne fut que léger et entrecoupé. Entre temps je regardais par le hublot pour passer le temps. J'ai peut être fait ça pendant deux heures en tout, on ne s'en lasse pas. L'équipage passait souvent nous servir à manger ou à boire, ce qui pouvait aider à tuer le temps là aussi. Et bien évidemment il a fallu que je souille un peu l'avion de mon Minute Maid en renversant la moitié de mon verre! Devant le steward, ça c'est fait, bien joué!

Et puis nous avons survolé le Québec (photo) J'ai pris pas mal de photos de toute cette verdure parsemée de lacs, sans doute parce que sur le moment je pensais qu'il n'y avait rien de plus beau. S5000508.JPG

Après environ 6000 km et un océan de parcourus, notre arrivée se fait sous un temps couvert et par un atterissage musclé qui ne manqua pas de faire croire le pire à tout le monde un quart de secondes durant.
L'atmosphère du JFK était particulière. On n'y percevait pas la lumière du jour, ce qui accentuait davantage notre sensation d'être en soirée. Il n'était pourtant que 13h30. Il nous fallait alors nous soumettre au contrôle d'entrée aux Etats Unis. Auparavant dans l'avion nous avions du remplir une fiche d'immigration. Les questions réclamaient une nouvelle fois beaucoup de réflexion. J'ai beaucoup hésité avant de répondre "non" quand on m'a demandé si je fut auparavant lié à des réseaux nazis ou communistes...Bref à tous ceux qui entretiennent l'image des Etats Unis blindés et devenus inaccessibles depuis le 11 septembre, sachez qu'il n'y a rien de plus simple que d'y entrer, il suffit d'avoir un passeport en règle et un minimum de bon sens. Non pas qu'il n'y a aucun contrôle etc... mais que ceux ci ne servent pas à grand chose..Bref, j'arrête là sur la critique du système de sécurité des ricains, j'y retourne prendre l'avion dans une semaine et bon j'aimerais bien revoir quand même un jour mon bon vieux ch'Nord!


C'est avec les premières difficultés pour appeler le Super Schuttle, le van qui devait nous amener à l'auberge, que je commençait à me rendre compte de la barrière de la langue, qui n'avait pas fini de nous poser des problèmes..Enfin, surtout à moi..Je n'oublierais pas ce trajet là. Le chauffeur du van était un grand malade, qui écrivait et téléphonait en conduisant. Au début ça nous faisait plutôt marrer, surtout quand il klaxonnait après chaque type qui avait le malheur de se trouver devant lui. Je la ramenais nettement moins à 100 à l'heure sur la Queen Expressway quand je m'aperçus que ma ceinture était arrachée.. Autant vous dire que d'où j'étais placé, si jamais notre kéké de chauffeur freinait, le pare brise c'était pour ma poire!

Nous sommes finalement arriés à l'auberge sains et saufs (lol). Nous logerons dans un dortoir de 8 personnes, comme prévu. La première personne que nous rencontrons est ce Suisse taciturne qui devait surement causer plus à son PC portable qu'aux autres. Il est parti le lendemain.

Une fois installés nous sommes sortis découvrir un peu le quartier. Tout y est, les buildings, les taxis jaunes, etc.. mais si Yohann est en pleine forme moi j'étais prêt à dormir sur le troittoir et bref, sur le coup New York je l'avais un peu mise de côté. Nous décidions alors de manger le cake au chocolat en guise de repas du soir. Hé oué c'est ç l'aventure! J'étais vraiment vidé, debout depuis 24 heures, et honnêtement je ne réalisais pas du tout.

Et puis en mangeant notre cake sur Union Square, la nuit se mit à tomber et un vent frais l'accompagnait. Tout s'est illuminé, et il y avait cette musique au loin. Cette fois ça y'est, nous étions à New York.


Par Road To New York
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